jueves, 25 de octubre de 2007

El Producte

Observo, sobre tot als mitjans de comunicació, que els productes ens envolten pertot arreu. A la televisió se substitueixen moltes paraules que els ciutadans fem servir amb normalitat pel comodí “producte”. I no es tracta que emprin aquest mot impròpiament. Em diuen els amics camperols que els fruits de la terra, els aliments que mengem cada dia, com que són manipulats per l’home són productes. D’acord. Deu ser per això que allò que abans eren aliments frescos ara són productes frescos. Ara, quan vaig al super, no em sé estar de vigilar que tot el que compri siguin productes de qualitat. I quan els tinc a taula, ja no penso en menjar fruita o verdura, sinó en consumir productes que valguin realment la pena. Perquè en la lògica de la nostra societat neoliberal, tardocapitalista, res ja no es menja, res ja no es pren, ja no bevem, fins i tot ja ni comprem. Consumim. Notin que producte i consum van agafats de la maneta.

Fins fa pocs anys, crec que del que oferien els bancs en deien, amb més o menys fortuna, serveis, o alguna cosa per l’estil. Ara hem après que una hipoteca és un producte bancari. Els banquers competeixen, o això diuen, per a garantir el millor producte per als seus clients. Un préstec és un altre producte bancari. Perdonin la meva ignorància i matusseria, però jo em pensava que un préstec era un préstec i deixem-ho estar.

Quan vostè, suposat lector, se’n va anar de viatge a Cancún, avió i hotel tot plegat, creia, en el millor o en el pitjor dels casos (això ho deixo a parer de cadascú), que estava fent turisme, i ignorava tendrament que el que havia acabat de fer era gastar els seus estalvis consumint un producte, o paquet, turístic. Sabem, doncs, que d’un temps ençà les agències de viatges es dediquen a vendre productes.


Més exemples. Aquesta mateixa setmana, en una sèrie de televisió de TV3, Vent del Pla, uns joves van tenir la iniciativa de fundar una revista. Què deien a l’hora de fer-ne propaganda? “Volem fer un producte de qualitat.” Sí, segur, és el que hauríem dit tots. Però n’hi ha que encara dirien: “Volem fer una bona revista.” I amb bona conseqüència, el periodista intrèpid de la colla gastava més saliva parlant dels anunciants que haurien d’aconseguir que del tipus d’articles i la classe de periodisme que li agradaria practicar. Però també és cert que hi ha moltes publicacions setmanals o mensuals (el suplement d’alguns diaris, sense anar més lluny) que tenen més de producte que de revista, precisament per la quantitat d’anuncis que contenen. En aquest cas, potser s’hauria de fer servir la paraula “catàleg”, en comptes de “revista”. Això sí: “catàleg de productes”.

Podríem trobar molts més exemples. Del que es tracta és de fer veure de quina manera el llenguatge econòmic ho va impregnant tot, sense que en molts casos se li pugui retreure error de cap mena. Però és trist constatar l’empobriment lingüístic a mans dels qui tenen la paraula com a eina de treball, en benefici d’un model de societat consumista que ho redueix tot a simple producte.

.
Alfons
.

martes, 23 de octubre de 2007

Rêveries du promeneur solitarie (Jean-Jacques Rousseau)

.
El 1762 Jean-Jacques Rousseau publica l'Émile i és condemnat a París per les idees religioses que conté el llibre. Rousseau fuig a Suïssa. Des d'aquest moment, l'autor de Les Confessions (1765-1770) exagera la persecussió que pateix fins al punt de veure en gairebé cada home un jutge enemic que fa part de la cadena d'un complot social. Aquest fet és important a l'hora de llegir les Rêveries du promeneur solitarie (més o menys: "Somiegs del passejant solitari", publicat pòstumament el 1782), tot i que si es vol se'n pot fer abstracció, ja que tantes vegades passa que les obres i les lliçons de la follia es confonen amb les de la raó... i viceversa.
.
TROISIÈME PROMENADE

"J'en ai beaucoup vu qui philosophaient bien plus doctement que moi, mais leur philosophie leur était pour ainsi dire étrangère. Voulant être plus savants que d'autres, ils étudiaient l'univers pour savoir comment il était arrangé, comme ils auraient étudié quelque machine qu'ils auraient aperçue, par pure curiosité. Ils étudiaient la nature humaine pour en pouvoir parler savamment, mais non pas pour se connaître; ils travaillaient pour instruire les autres, mais non pas pour s'éclairer en dedans." (p. 67)
.
"Pour moi, quand j ai désiré d'apprendre, c'était pour savoir moi-même et non pas pour enseigner ; j'ai toujours cru qu'avant d'instruire les autres il fallait commencer par savoir assez pour soi, et de toutes les études que j'ai tâché de faire en ma vie au milieu des hommes il n'y en a guère que je n'eusse faites également seul dans une île déserte où j'aurais été confiné pour le reste de mes jours. Ce qu'on doit faire dépend beaucoup de ce qu'on doit croire, et dans tout ce qui ne tient pas aux premiers besoins de la nature nos opinions sont la règle de nos actions." (pp. 67-68)
.
"Décidé sur toutes les choses dont il m'importait de juger, je vis, en comparant mes maximes à ma situation, que je donnais aux insensés jugements des hommes et aux petits événements de cette courte vie beaucoup plus d'importance qu'ils n'en avaient." (p. 76)
.
.
QUATRIÈME PROMENADE
.
"Car si l'obligation de dire la vérité n'est fondée que sur son utilité, comment me constituerai-je juge de cette utilité ?" (p .87)
.
"Si je ne fais aucun tort à un autre en le trompant, s'ensuit-il que je ne m'en fasse point à moi-même, et suffit-il de n'être jamais injuste pour être toujours innocent ?" (p. 88)
.
"Mentir pour son avantage à soi-même est imposture, mentir pour l'avantage d'autrui est fraude, mentir pour nuire est calomnie ; c'est la pire espèce de mensonge. Mentir sans profit ni préjudice de soi ni d'autrui n'est pas mentir : ce n'est pas mensonge, c'est fiction." (p. 89)
.
"S'il faut être juste pour autrui il faut être vrai pour soi, c'est un hommage que l'honnête homme doit rendre à sa propre dignité." (p. 101)
.
.
CINQUIÈME PROMENADE
.
"J'ai remarqué dans les vicissitudes d'une longue vie que les époques des plus douces jouissances et des plaisirs les plus vifs ne sont pourtant pas celles dont le souvenir m'attire et me touche le plus. Ces courts moments de délire et de passion, quelque vifs qu'ils puissent être, ne sont cependant, et par leur vivacité même, que des points bien clairsemés dans la ligne de la vie. Ils sont trop rares et trop rapides pour constituer un état, et le bonheur que mon coeur regrette n'est point composé d'instants fugitifs mais un état simple et permanent, qui n'a rien de vif en lui-même, mais dont la durée accroît le charme au point d'y trouver enfin la suprême félicité.
Tout est dans un flux continuel sur la terre : rien n'y garde une forme constante et arrêtée, et nos affections qui s'attachent aux choses extérieures passent et changent nécessairement comme elles. Toujours en avant ou en arrière de nous, elles rappellent le passé qui n'est plus ou préviennent l'avenir qui souvent ne doit point être : il n'y a rien là de solide à quoi le coeur se puisse attacher. Aussi n'a-t-on guère ici-bas que du plaisir qui passe ; pour le bonheur qui dure je doute qu'il y soit connu. A peine est-il dans nos plus vives jouissances un instant où le coeur puisse véritablement nous dire : Je voudrais que cet instant durât toujours ; et comment peut-on appeler bonheur un état fugitif qui nous laisse encore le coeur inquiet et vide, qui nous fait regretter quelque chose avant, ou désirer encore quelque chose après ?
Mais s'il est un état où l'âme trouve une assiette assez solide pour s'y reposer tout entière et rassembler là tout son être, sans avoir besoin de rappeler le passé ni d'enjamber sur l'avenir ; où le temps ne soit rien pour elle, où le présent dure toujours sans néanmoins marquer sa durée et sans aucune trace de succession, sans aucun autre sentiment de privation ni de jouissance, de plaisir ni de peine, de désir ni de crainte que celui seul de notre existence, et que ce sentiment seul puisse la remplir tout entière ; tant que cet état dure celui qui s'y trouve peut s'appeler heureux, non d'un bonheur imparfait, pauvre et relatif tel que celui qu'on trouve dans les plaisirs de la vie, mais d'un bonheur suffisant, parfait et plein, qui ne laisse dans l'âme aucun vide qu'elle sente le besoin de remplir. Tel est l'état où je me suis trouvé souvent à l'île de Saint-Pierre dans mes rêveries solitaires, soit couché dans mon bateau que je laissais dériver au gré de l'eau, soit assis sur les rives du lac agité, soit ailleurs au bord d'une belle rivière ou d'un ruisseau murmurant sur le gravier.
De quoi jouit-on dans une pareille situation ? De rien d'extérieur à soi, de rien sinon de soi-même et de sa propre existence, tant que cet état dure on se suffit à soi-même comme Dieu. Le sentiment de l'existence dépouillé de toute autre affection est par lui-même un sentiment précieux de contentement et de paix, qui suffirait seul pour rendre cette existence chère et douce à qui saurait écarter de soi toutes les impressions sensuelles et terrestres qui viennent sans cesse nous en distraire et en troubler ici-bas la douceur. Mais la plupart des hommes, agités de passions continuelles, connaissent peu cet état, et ne l'ayant goûté qu'imparfaitement durant peu d'instants n'en conservent qu'une idée obscure et confuse qui ne leur en fait pas sentir le charme. Il ne serait pas même bon, dans la présente constitution des choses, qu'avides de ces douces extases ils s'y dégoûtassent de la vie active dont leurs besoins toujours renaissants leur prescrivent le devoir. Mais un infortuné qu'on a retranché de la société humaine et qui ne peut plus rien faire ici-bas d'utile et de bon pour autrui ni pour soi, peut trouver dans cet état à toutes les félicités humaines des dédommagements que la fortune et les hommes ne lui sauraient ôter." (pp. 111-112-113)
.
.
SIXIÈME PROMENADE
.
"Convaincu par vingt ans d'expérience que tout ce que la nature a mis d'heureuses dispositions dans mon coeur est tourné par ma destinée et par ceux qui en disposent au préjudice de moi-même ou d'autrui, je ne puis plus regarder une bonne oeuvre qu'on me présente à faire que comme un piège qu'on me tend et sous lequel est caché quelque mal." (p. 125)
.
"Je n'ai jamais cru que la liberté de l'homme consistât à faire ce qu'il veut, mais bien à ne jamais faire ce qu'il ne veut pas, (...)" (p.129)
.
.
SEPTIÈME PROMENADE
.
"J'ai pensé quelquefois assez profondément, mais rarement avec plaisir, presque toujours contre mon gré et comme par force : la rêverie me délasse et m'amuse, la réflexion me fatigue et m'attriste penser fut toujours pour moi une occupation pénible et sans charme. Quelquefois mes rêveries finissent par la méditation, mais plus souvent mes méditations finissent par la rêverie, et durant ces égarements mon âme erre et plane dans l'univers sur les ailes de l'imagination dans des extases qui passent toute autre jouissance." (p. 133)
.
"D'ailleurs je n'ai jamais vu que tant de science contribuât au bonheur de la vie." (p. 142)
.
.
HUITIÈME PROMENADE
.
"Je voyais que souvent les jugements du public sont équitables, mais je ne voyais pas que cette équité même était l'effet du hasard, que les règles sur lesquelles les hommes fondent leurs opinions ne sont tirées que de leurs passions ou de leurs préjugés qui en sont l'ouvrage et que, lors même qu'ils jugent bien, souvent encore ces bons jugements naissent d'un mauvais principe, comme lorsqu'ils feignent d'honorer en quelque succès le mérite d'un homme, non par esprit de justice mais pour se donner un air impartial en calomniant tout à leur aise le même homme sur d'autres points." (P. 155)
.
"L'homme sage qui ne voit dans tous les malheurs qui lui arrivent que les coups de l'aveugle nécessité n'a point ces agitations insensées il crie dans sa douleur mais sans emportement, sans colère ; il ne sent du mal dont il est la proie que l'atteinte matérielle, et les coups qu'il reçoit ont beau blesser sa personne, pas un n'arrive jusqu'à son coeur." (p. 156-157)
.
"L'estime de soi-même est le plus grand mobile des âmes fières, l'amour-propre, fertile en illusions, se déguise et se fait prendre pour cette estime, (...)" (p. 157)
.
"Je n'eus jamais beaucoup de pente à l'amour- propre, mais cette passion factice s'était exaltée en moi dans le monde et surtout quand je fus auteur, j'en avais peut-être encore moins qu'un autre mais j'en avais prodigieusement. Les terribles leçons que j'ai reçues l'ont bientôt renfermé dans ses premières bornes ; il commença par se révolter contre l'injustice mais il a fini par la dédaigner. En se repliant sur mon âme, en coupant les relations extérieur et qui le rendent exigeant, en renonçant aux comparaisons, aux préférences, il s'est contenté que je fusse bon pour moi ; alors, redevenant amour de moi-même il est rentré dans l'ordre de la nature et m'a délivré du joug de l'opinion." (p. 158)
.
"Je me souviens parfaitement que durant mes courtes prospérités ces mêmes promenades solitaires qui me sont aujourd'hui si délicieuses m'étaient insipides et ennuyeuses. Quand j'étais chez quelqu'un à la campagne, le besoin de faire de l'exercice et de respirer le grand air me faisait souvent sortir seul, et m'échappant comme un voleur je m'allais promener dans le parc ou dans la campagne, mais loin d'y trouver le calme heureux que j'y goûte aujourd'hui, j'y portais l'agitation des vaines idées qui m'avaient occupé dans le salon ; le souvenir de la compagnie que j'y avais laissée m'y suivait. Dans la solitude, les vapeurs de l'amour-propre et le tumulte du monde ternissaient à mes yeux la fraîcheur des bosquets et troublaient la paix de la retraite. J'avais beau fuir au fond des bois, une foule importune m'y suivait partout et voilait pour moi toute la nature. Ce n'est qu'après m'être détaché des passions sociales et de leur triste cortège que je l'ai retrouvée avec tous ses charmes." (p. 162)
.
.
Jean-Jacques Rousseau, Rêveries du promeneur solitaire, Le Livre de Poche classique 16099, Librairie Générale Française 2001
.

jueves, 18 de octubre de 2007

Garota de Ipanema (Tom Jobim & Frank Sinatra)

Un video preciós i senzill per a una cançó genial i arxiconeguda.

Obrigado Léa por ter me mostrado esta maravilha já faz algum tempo na nossa casa de Botafogo.

Parem, escutem e curtam.

.

.

miércoles, 17 de octubre de 2007

Aphorisms on friendship

Here are some witty aphorisms on friendship taken from The Faber Book of Aphorisms, edited by W. H. Auden and Louis Kronenberger (Faber & Faber, 1964)

Friendship is almost always the union of a part of one mind with a part of another; people are friends in spots. (Santayana)
.

*
.
Shared joys make a friend, not shared sufferings (Nietzsche)
.

*
.

If anyone is to remain pleased with you, he should be pleased with himself whenever he thinks of you. (Bradley)
.

*
.

Most men friendships are too inarticulate. (Wiliam James)
.

*
.

We have fewer friends than we imagine, but more than we know. (Hofmannsthal)
.

*
.

Sometimes we owe a friend to the lucky circumstance that we give him no cause for envy. (Nietzsche)
.

*
.

Somebody said: "There are two persons whom I have not thought deeply about. That is the proof of my love for them." (Nietzsche)
.

*
.

The more we love our friends, the less we flatter them. (Molière)
.

*
.
The most fatal disease of friendship is gradual decay, or dislike hourly increased by causes too slender for complaint, and too numerous fer removal. (Dr. Johnson)
.
*
.
Don't tell your friends their social faults; they will cure the fault and never forgive you. (L.P. Smith)
.

*
.

No man regards himself as in all ways inferior to the man he most admires. (La Rochefoucauld)
.
*
.

We are easily consoled for the misfortunes of our friends if they give us the chance to prove our devotion. (La Rochefoucauld)
.

*
.

Most people enjoy the inferiority of their best friends. (Chesterfield)
.

*
.

As in political, so in literary action, a man wins friends for himself mostly by the passion of his prejudices. (Conrad)
.

*
.

If a friend tell thee a fault, imagine always that he telleth thee not the whole. (Dr. Fuller)
.

*
.

Our friends show us what we can do, our enemies teach us what we must do. (Goethe)
.

*
.

No one has ever loved anyone the way everyone wants to be loved. (Mignon Mclaughlin)



sábado, 22 de septiembre de 2007

Borges y yo

Al otro, a Borges, es a quien le ocurren las cosas. Yo camino por Buenos Aires y me demoro, acaso ya mecánicamente, para mirar el arco de un zaguán y la puerta cancel; de Borges tengo noticias por el correo y veo su nombre en una terna de profesores o en un diccionario biográfico. Me gustan los relojes de arena, los mapas, la tipografía del siglo XVIII, el sabor del café y la prosa de Stevenson; el otro comparte esas preferencias, pero de un modo vanidoso que las convierte en atributos de un actor. Sería exagerado afirmar que nuestra relación es hostil; yo vivo, y me dejo vivir, para que Borges pueda tramar su literatura y esa literatura me justifica. Nada me cuesta confesar que ha logrado ciertas páginas válidas, pero esas páginas no me pueden salvar, quizá porque lo bueno ya no es de nadie, ni siquiera del otro, sino del lenguaje o la tradición. Por lo demás, yo estoy destinado a perderme, definitivamente, y sólo algún instante de mí podrá sobrevivir en el otro. Poco a poco voy cediéndole todo, aunque me consta su perversa costumbre de falsear y magnificar. Spinoza entendió que todas las cosas quieren perseverar en su ser; la piedra eternamente quiere ser piedra y el tigre un tigre. Yo he de quedar en Borges, no en mí (si es que alguien soy), pero me reconozco menos en sus libros que en muchos otros o que en el laborioso rasgueo de una guitarra. Hace años yo traté de librarme de él y pasé de las mitologías del arrabal a los juegos con el tiempo y con lo infinito, pero esos juegos son de Borges ahora y tendré que idear otras cosas. Así mi vida es una fuga y todo lo pierdo y todo es del olvido, o del otro.
No sé cuál de los dos escribe esta página.
.
Jorge Luís Borges, El hacedor, Emcé Editores, Buenos Aires, 1960

martes, 3 de julio de 2007

Os livros E Os Dias (Alberto Manguel)


Cassino (Brasil, RS), 3 de juliol de 2007

Alberto Manguel dedica bona part de la seva producció escrita a reflexionar sobre la lectura, el fet de llegir al llarg de la història, el món dels llibres i tot el ritual que emprèn qualsevol lector compulsiu, a més de ser autor d’històries de ficció i col·laborador habitual d’un bon nombre de publicacions arreu del món.

Alberto Manguel és un fenomenòleg de la lectura.

La lectura dels llibres de Manguel du sempre a formular-se la següent pregunta: «Quin tipus de lector sóc?», «com llegeixo?»

A les pàgines introductòries de Os livros e os dias (he esperat a llegir la versió brasilera del llibre, perquè l’espanyola d’Alianza, al meu parer, no prestigiava gens aquest diari de lectures) Alberto Manguel es descriu com un lector eclèctic. Això, assegura, el permetrà completar un any de lectures diverses sense haver de fer cap esforç.

Dos paràgrafs més amunt:

«A leitura é uma conversa. Os lunáticos respondem a diálogos imaginários que ouvem ecoar em algum lugar de suas mentes; os leitores respondem a um diálogo similar provocado silenciosamente por palavras escritas numa página. Em geral a resposta do leitor não é registrada, mas em muitos momentos ele sentirá a necessidade de pegar um lápis e escrever as respostas nas margens de um texto. Esse comentário, essa glosa, essa sombra que às vezes acompanha nossos livros favoritos, estende e transporta o texto para o interior de um outro tempo e de uma outra experiência; empresta realidade à ilusão de que um livro fala a nós (seus leitores) e nos faz viver.» (10)
.
Per a Descartes la lectura és una conversa amb els homes més il·lustres dels segles passats. (Una conversa amb els morts.)

* * *

«Mas por que manter um diário? (Es pregunta el protagonista de La Invención de Morel de Bioy Casares): “Dar perpétua realidade a minha fantasia sentimental.”» (19)

«Nota: ler às vezes consiste em fazer conexões, em reunir antologias.» (38)

«Olhando retrospectivamente para minhas leituras de adolescente, a pergunta essencial, a mais assustadora de que me lembro, é feita “numa voz lânguida e sonolenta” pela lagarta que fuma narguilé em Alice no País das Maravilhas: “Quem é Você?”. A forma ativa dessa pergunta aparece lá pela metade de Kim: “O que sou eu?”. E então, alguns capítulos adiante: “Quem é Kim-Kim-Kim?”.» (59)

«O Ocidente reconhece o Outro apenas para desprezá-lo melhor, e depois fica atônito com a resposta que recebe.» (69)

«Nosso deus é o deus dos contos de fadas, aquele que propôs testes a seus três filhos, cada qual acreditando ser o mais amado, embora nenhum seja verdadeiramente “o escolhido”.» (72)

«Para Chateaubriand, o mundo que vemos é lembrança: de coisas fugidas, efêmeras, idas, e no entanto relutantes em nos abandonar inteiramente. [...]

» Para nós, é o presente que é constante; recusamo-nos a deixá-lo ir embora. Os telejornais pressupõem um publico infectado pelo esquecimento, incapaz de recordar o que ocorreu momentos antes; um público que precisa do fantasma constante do “evento”. Seria essa nossa tentativa de eliminar a mortalidade? Breves instantâneos, repetição, uma sensação de instantaneidade; nos é oferecido algo como um momento sem fim que não nos permite distância alguma no tempo ou no espaço.

» Outra definição de Inferno: o eterno restabelecimento de uma ação expurgada de qualquer possibilidade de expirar.

» Chateaubriand: “Uma coisa me humilha: a memória é muitas vezes uma qualidade associada à insensatez; habitualmente ela pertenece a almas obtusas, as quais torna ainda mais obtusas por causa da bagagem que despeja sobre elas. Contudo, o que seria de mós sem memória? Esqueceríamos nossas amizades, nossos amores, nossos prazeres, nossos negócios; o gênio seria incapaz de reunir seus pensamentos; o mais afetuoso dos coraçoes perderia sua ternura se não lembrasse; nossa existência seria reduzida aos momentos sucessivos de um presente que não pára de fluir. Não haveria passado algum”.

» A última palavra nas Memórias é “eternidade”.» (73-74)

«[...] uma frase de Stevenson em Kidnaped: “Tenho uma memória formidável para o esquecimento...”.» (75) I quan l’he llegida, he pensat que la frase em va com l’anell al dit.. Moltes vegades només recordo d’una pel·lícula, d’un llibre, si m’ha agradat o no, i res més, encara que l’obra hagi representat molt per mi. Exemple: La Doble Vida de Verónica.

«Chateaubriand sobre a escrita de diários e a necessidade de colocar no papel imediatamente as nossas impressões: “Nossa existência é tão fugaz que, se não rememorarmos à noite os acontecimentos da manhã, o trabalho nos pesará sobre os ombros e não teremos mais tempo de mantê-lo em dia. Isso não nos impede de dissipar nossos anos, de jogar ao vento aquelas horas que são, para nós, as sementes da eternidade”.» (77)


«No final, diz Chateaubriand, nada acaba. “Minha fidelidade à memória de meus amigos mortos deveria emprestar confiança àqueles amigos que ainda me restam: nada para mim afunda na sombra; tudo o que uma vez eu conheci vive à minha volta. De acordo com a doutrina indiana, a morte, quando nos toca, não nos destrói; ela simplesmente nos torna invisíveis.”

» Cocteau, em seu diário: “A invisibilidade me parece a condição da elegância”.» (81)

«A exemplo da fórmula matemática concebida para explicar as emoções, é um método para não reconhecer a humanidade dos necessitados.» (117)

« A palavra “nostalgia” foi inventada em 22 de junho de 1688 por Johannes Hofer, um estudante de medicina alsaciano, mediante a combinação da palavra nostos (“retorno”) com a palavra algos (“dor”) em sua tese de medicina, Dissertatio medica de nostalgia, para descrever a enfermidade dos soldados suíços mantidos longe de suas montanhas.» (129)

«Sarduy estava ciente de que o exílio o tornara nostálgico de um país que não existia mais, e que talvez nunca tivesse existido, pelo menos do modo como ele o relembrava [...]. Ele acreditava que mesmo os lugares onde vivemos são transformados por nossos preconceitos, pelos caprichos, pela experiência limitada, pelo fato de caminharmos por um caminho e não por outro da nossa casa até a padaria, ou por termos escolhido um café, um parque e um armazém em meio à variedade de locais que formam uma cidade. Nesse sentido, todo lugar é imáginário.» (131-132)

«Para Juan José Saer, Dom Quixote é um heroi épico porque não está interessado em saber se sua missão de justiça terá êxito ou fracassará. “Esse é o ponto essencial a ser lembrado”, diz Saer; “que a consciência clara ou confusa da inevitabilidade do fracasso em toda empresa humana é algo fundamentalmente oposto ao épico moral.” Comparemos isso com a observação de Stevenson: “Nossa missão na vida não é ter sucesso, mas continuar a fracassar com a melhor das intenções”.» (143)

«A fé não deve estar sujeita às provas da razão. A fé não combate a razão; ela simplesmente se afirma criando um lugar vazio para si própria. É nesse vazio, acreditam os místicos, que Deus pode entrar.» (154)

«”O olho com que vejo Deus é o mesmo olho com que Deus me vê”, observou Meister Eckhart.» (163)

«”Cada estação da vida é uma edição, que corrige a anterior, e que será corrigida também, até a edição definitiva, que o editor dá de graça aos vermes.” Para Machado de Assis, nós somos, como os livros para insones que lemos, cheios de parágrafos que necessitam de revisão.» (201)

«Na literatura barroca, uma coisa só é verdadeira quando significa algo mais.» (203)

«Para Brás Cubas não ha sono algum na morte, apenas uma espécie de insônia literária. A morte é para ele um ponto de partida, o momento em que podemos contemplar a vida de modo conclusivo, pois não haverá mais novidades. Trata-se, entre outras coisas, de um momento mori encarnado.» (204)

«Chesterton: “A pessoa que está realmente revoltada é o otimista, que em geral vive e morre num esforço desesperado e suicida de convencer todas as outras pessoas de quano elas são boas [...] Todos os grandes revolucionários, de Isaías a Shelley, forma otimistas. Eles se indignaram, não com a ruindade da existência, mas com a lentidão dos homens em perceber sua excelência”.» (211)
.
.
Alberto Manguel, Os Livros E Os Dias (Um ano de leituras prazerosas), tradução de José Geraldo Couto, Companhia das Letras, São Paulo, 2005

viernes, 1 de junio de 2007

Reflexions en el trineu

1.

«Tinc un col·lega que davant dels seus fills fa veure que es desmaia; quan les coses entre ell i la seva dona no van gaire bé, simula síncopes a la cuina, s’esfondra entre les cassoles. Ja ningú no se’l creu, però ell continua fent-ho, i encara més, diu ell, quan ningú no se’l creu .» (Pg. 16)

Podem preguntar-nos per què precisament quan ningú ja no li fa cas, aquest col·lega de la primera narradora de En el trineu de Schopenhauer (Yasmina Reza) insisteix a simular desmais. Però aquesta imatge del síncope falsificat, no és una bella metàfora de l’autocompassió? i si bé a cops l’autocompassió vol espectadors, no sempre els necessita, i quan més fort és el sentiment de llàstima cap a un mateix més sol i aïllat et vols quedar...

2.

«Al meu mestre Deleuze no el va venir a ajudar Spinoza quan es va llançar per la finestra, diguin el que diguin, ni al meu mestre Althusser quan va estrangular la seva dona, just abans de condecorar-la amb un tros de cortina vermella. ¿Què en podem treure, d’un saber que mai no ens respon?» (Pg. 31)

Que potser l’errada històrica no ha consistit en haver tractat la filosofia com una disciplina científica més? Una branca del saber que després d’haver efectuat les pertinents exploracions de camp proporciona unes quantes veritats que el temps i les noves pesquises s’encarregaran de matar per a fer-ne créixer de noves...? La filosofia, que havia nascut amb la resta de ciències i que funcionava com una mena d’aglutinador de tots els pals científics, amb el pas dels anys i dels segles ha esdevingut una més de les belles arts. La filosofia, parida pel mite i la poesia torna així a la panxa materna i maternal. La filosofia quan mor torna al cau, embolcallada del mític líquid poètic del qual tant es va allunyar...

I encara voleu que la filosofia us proporcioni respostes? És que demaneu respostes al quadre que contempleu al museu? Tenien respostes Bach, Beethoven o Brahms?

La filosofia, la música, l’art, com l’aforisme, són fletxes que assenyalen direccions per a qui vulgui agafar-les.

Jo defenso la filosofia de tot el que se li ha volgut fer dir, i que no ha dit mai. Jo defenso la filosofia d’allò que mai no ha sigut, un oracle, i proposo que d’ara endavant torni a ser el joc de caminants per a les rutes que cada ú ha de fer sol...

3.

«El món, es vulgui o no, millora. Ara no voldràs que els afganesos, en un any, es transformin en electors suïssos. Això és impossible, home! És l’etern anacronisme de voler jutjar els altres a partir del que som aquí i ara.» (Pgs. 49-50)

Això està molt bé, però no acceptaré com a tret cultural que hagi de tolerar l’ablació del clitoris de les nenes-dones que es practica a segons quins països, ni el tracte infrahumà que reben alguns sectors de la població en totes les societats, no acceptaré com a part del folklore del veí que es tracti a la dona com a objecte sexual propietat del mascle, que se la condemni a la burka-inexistència i que, en resum, sigui poc més que un animal.

Ni totes les opinions són respectables ni hem d’acceptar com a trets culturals d’una societat determinada salvatjades que atemten contra els drets humans d’un sector de la població, ja siguin homes, dones o infants...

4.

«Hi ha una direcció millor que les altres, la direcció que donarà pas a una moral tolerant, pluralista, amb sentit de l’humor, alegre. Aquesta direcció és una direcció millor que les altres, una direcció que la humanitat pot agafar, si vol, i som nosaltres qui des del nostre insignificant nivell tenim el deure de contribuir-hi. Cada un de nosaltres és responsable de la seva pròpia estructura mental. Ens podem sentir a gust sent feliços, tot i que molts trobin més fascinant la desgràcia. És més, m’atreviria fins i tot a dir que la felicitat és l’única resposta a l’absurd.» (Pgs. 51-52)

L’absurd atorga sentit a l’existència, el marge de llibertat que ens confereix el saber que aquí no hi ha més castell que el que cadascú es construeix, i que si tots haguéssim d’assolir un sentit preestablert encara n’hi hauria més que voldrien baixar del trineu... Em fastigueja tant la sentència que dicta guanyar-se el cel com la que parla de guanyar-se la vida. Això no és un joc de guanys ni de pèrdues, aquí del que es tracta és de viure, i l’existència no va aparellada de cap moral, sinó que l’únic que hi ha, seguint aquí el vell Nietzsche, són interpretacions morals de l’existència.
I que en la desesperació també hi pot brillar el sol. Cal, per això, trobar i obrir les finestres que surten al nostre abast.... L’home del subsol de Dostoievski va menysprear la de l’amor...

5.

«Aquesta bata, l’amistat m’obliga a dir-t’ho, t’embrut. T’arrossega cap al no-res com ho fan, d’altra banda i si em permets l’opinió, totes les bates. Les bates són una bogeria, qualsevol que es posi una bata és xuclat pel no-res, és així.» (Pgs. 62-63)

Una de les veritats més profundes d’aquest llibret.

6.

El Butlleti de la Societat Francesa de Filosofia com a arma per a atacar el marit és una arma molt pesada, pot deixar lesions que mai no s’esborraran...

7.

«El món de les idees és un error, mai s’hi fa diana. Apuntar-se al bàndol dels erudits ens converteix en desgraciats.» (Pg. 80)

M’ha fet pensar en la novel·la curta de Martin Page Comment je suis devenu stupide. D’altra banda, parlant d’idees, Cioran comença el Précis... amb aquestes paraules:
«En elle-même toute idee est neutre, ou devrait l’être; mais l’homme l’anime, y projette ses flammes et ses démences; impure, transformée en croyance, elle s’insère dans le temps, prend figure d’événement: le passage de la logique à l’épilepsie est consommé... Ainsi naissent les idéologies, les doctrines, et les farces sanglantes.» (Oeuvres, pg. 581)

8.

«Tots acabem arribant al mateix lloc al cap i a la fi.» (Pg. 94)

I finalment la mort és el que dóna sentit a la vida, o la vida té sentit precisament perquè morim. D’això cada cop n’estic més convençut, encara que només sigui a la manera d’una moral provisional a la cartesiana. De vides, tan sols estic en disposició d’afirmar que només hi ha aquesta. Tampoc puc negar que n’hi hagi més, però ningú no ha tornat per explicar-m’ho. Ni el Pere, ni el Jordi, ni el Sebastián, ni el meu pare. Per tant, de moment prefereixo pensar que això és tot el que hem de veure. I és prou.
D’aquest fet, que un dia tot acabarà per a nosaltres, sí que se’n pot tirar alguna proposta moral, ara que tot són propostes i que tan de moda estan les propostes culturals i de tota mena. I propose:

«Si almenys l’home pogués aprendre a ser el que és: mortal, aleshores podria començar a trair la seva cobdícia.»
.
(http://alfonscsb.blogspot.com/2007/04/deixalles-llibre-daforismes.html ... Tot citant-me a mi mateix com a exemple de la meva modèstia, gràcies.)


Yasmina Reza, En el trineu de Schopenhauer, Traducció de Ramon Faura Coll, Eds. Anagrama · Empúries, Barcelona, maig de 2006