viernes, 8 de agosto de 2008

Comme un roman (Daniel Pennac)

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« ... La vertu paradoxale de la lecture qui est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.» (Pg. 19)

«Grande jouissance de lecteur, ce silence d’après la lecture!» (Pg. 20)

« - Dans la lecture il faut imaginer tout ça... La lecture est un acte de création permanente.» (Pg. 27)

«La gratuité, qui est la seule monnaie de l’art.» (Pg. 38)

«Relire, ce n’est pas se répéter, c’est donner une preuve toujours nouvelle d’un amour infatigable.» (Pg. 64)

«Pas la moindre chance donnée au plus petit quart d’heure de retrouvailles avec soi-même.
Sus au rêve!
Haro sur l’ennui!
Le bel ennui…
Le long ennui…
Qui rend toute création possible…» (Pg. 75)

«On ne force pas une curiosité, on l’éveille.» (Pg. 140)

«Il est sage de nous réconcilier avec notre adolescence; haïr, mépriser, nier ou simplement oublier l’adolescent que nous fûmes est en soi une attitude adolescente, une conception de l’adolescence comme maladie mortelle.» (Pg. 185)


LES DROITS IMPRESCRIPTIBLES DU LECTEUR

1. Le droit de ne pas lire.
2. Le droit de sauter des pages.
3. Le droit de ne pas finir un livre.
4. Le droit de relire.
5. Le droit de lire n’importe quoi.
6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
7. Le droit de lire n’importe où.
8. Le droit de grappiller.
9. Le droit de lire à haute voix.
10. Le droit de nous taire.

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«L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel. Il habite en bande parce qu'il est grégaire, mais il lit parce qu'il se sait seul. Cette lecture lui est une compagnie qui ne prend la place d'aucune autre, mais qu'aucune autre compagnie ne saurait remplacer. Elle ne lui offre aucune explication définitive sur son destin mais tisse un résau serré de connivences qui disent le paradoxal bonheur de vivre alors même qu'elles éclairent l'absurdité tragique de la vie. En sorte que nos raisons de lire son aussi étranges que nos raisons de vivre. Et nul n'est mandaté pour nous réclamer de comptes sur cette intimité-là.
Les rares adultes qui m'ont donné à lire se sont toujours effacés devant les livres et se sont bien gardés de me demander ce que j'y avais compris. A ceux-là, bien entendu, je parlais de mes lectures. Vivants ou morts, je leur donne ces pages.» (Pgs. 197-198)
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Daniel Pennac, Comme un roman, Éditions Gallimard, 1992, Folio 2724
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